Vous aussi vous l’avez remarqué…
Les décorations illuminent déjà les rues, les vitrines brillent d’or et d’argent, et les publicités pour “les cadeaux parfaits” se succèdent sans pause.
Le décor est planté :
le marathon des fêtes de fin d’année peut commencer.
J’adore cette période de l’année. Pourtant, entre les listes de cadeaux, les courses, les repas à organiser et les sollicitations de toutes parts, il y a des moments où je me sens débordée.
Je me revois encore, il y a deux ans, au milieu d’une grande surface, mon caddie à moitié rempli… avec cette seule envie : tout laisser là et partir en courant.
Et si cette année, on essayait de vivre ces célébrations autrement ? Plus doucement, plus consciemment, sans s’oublier au passage.
Quand le rythme extérieur s’accélère (obligations, stimulations visuelles, sons, foule … la liste est listes interminables) notre système nerveux sympathique (celui qui active, alerte, mobilise) prend naturellement le dessus.
Cela ne signifie pas que nous sommes “stressés pour rien”.
Cela signifie que notre système nerveux réagit à un environnement chargé de stimulus.
Dans ces moments, le nerf vague peut être mis en retrait, laissant plus facilement place à la tension, l’accélération cardiaque, l’impulsivité, ou la sensation d’être « submergé ».
C’est un mécanisme normal… mais que l’on peut réguler.
Lorsque le système vagal retrouve de la place, le corps :
- ralentit,
- se recentre,
- respire plus profondément,
- clarifie ses priorités,
- régule la surcharge émotionnelle
Ce rééquilibrage nerveux ne sert pas seulement à “se calmer” : il permet de retrouver une présence réelle dans cette période pourtant si symbolique de partage.
Apaiser le système nerveux, c’est se donner la chance de vivre les fêtes de fin d’année avec :
- plus de légèreté,
- plus de clairvoyance,
- moins d’automatisme,
- plus de joie simple.
Pour vous éviter le moment du “je lâche le caddie et je pars”, je vous propose un exercice d’ancrage simple et puissant : l’Arbre.
Comment pratiquer ?
- Placez vos pieds au sol, bien à plat.
- Imaginez qu’ils s’ancrent comme des racines profondément dans la terre.
- Inspirez 5 secondes…
- Expirez 5 secondes…
- Continuez ce rythme, calmement, en laissant le corps se déposer.
L’idéal : 5 minutes. Mais comme la perfection n’est pas toujours possible, faites plus simple : Dès que vous sentez que votre respiration vous apaise, prolongez juste d’une minute de plus.
Et si vous pratiquez en plein milieu d’une file d’attente, d’une cuisine encombrée ou d’un parking… alors c’est encore mieux : vous transformez l’instant de stress en un instant présent aux multiples bénéfices :
- Physiologiques :
La respiration régulière active le système nerveux parasympathique, ralentit le rythme cardiaque et réduit la réponse de stress. - Nerveux :
En s’ancrant au sol, le corps sort de la dispersion mentale et revient à une stabilité intérieure — un soutien direct au tonus vagal. - Émotionnels :
Les racines imaginaires recentrent. La respiration équilibre. Le chaos intérieur se restructure.
Cet exercice, simple mais profond, devient un refuge à emporter partout.
N’oubliez pas : le plus important à cette période de l’année,
ce ne sont ni les cadeaux, ni les repas, ni les décorations.
C’est le temps que l’on partage.
C’est la qualité de présence que l’on offre.
Et elle commence par la qualité de présence que l’on se donne.
Cette année, je vous souhaite de préparer ces moments depuis le corps, pas depuis la course.